Amnistie pour les prisonniers politiques corses !

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Les Jeunes Socialistes des Bouches-du-Rhône soutiennent l’appel à la manifestation de l’Associu Sulidarità en soutien aux prisonniers politiques corses et afin de demander leur amnistie. Celle-ci se tiendra le 24 septembre à la gare d’Ajaccio à 14h.

Nous apportons notre soutien aux prisonniers politiques dont les organisations ont déposé les armes, afin qu’ils puissent être amnistiés. Cette solution représente la première pierre d’un processus de paix, qui doit désormais s’effectuer par la voie politique, comme en Ecosse ou en Catalogne.

Rappelons que c’est la monarchie française qui a ouvert les hostilités en s’attaquant à la République Corse de Pasquale Paoli. C’est donc à la République française de mettre un terme à ce conflit et ainsi réparer les torts effectués à l’une de ses soeurs.

Le gouvernement de la France ne peut plus s’opposer à la libération de militants embastillés pour la défense de leurs idées. Aujourd’hui, c’est la société Corse dans son ensemble par des motions votés par la Collectivité Territoriale de Corse, le conseil Départemental de Haute-Corse et plusieurs centaines de communes, qui demande la libération immédiate des prisonniers politiques. Le gouvernement de la France ne peut pas continuer à nier l’évidence des revendications du peuple Corse.

L’idéal d’égalité ne doit pas devenir une norme d’uniformité, chaque langue, culture et peuple doit pouvoir s’exprimer et se faire entendre. Le droit à l’autodétermination, c’est la possibilité pour les peuples d’être libres, d’être égaux entre eux mais aussi fraternels car libérés des oppressions.

 

Ce que l’amnistie a d’admirable et d’efficace, c’est qu’on y retrouve la solidarité humaine. C’est plus qu’un acte de souveraineté, c’est un acte de fraternité.” Victor Hugo, 22 mai 1876 au Sénat.

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Parler vrai n’est pas suffisant, encore faut-il avoir quelque chose à dire

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Nous apprenons avec émotion le décès de l’ancien Premier Ministre, Michel Rocard. Celui-ci avait été, au début des années 1990 l’architecte de l’autonomie du Mouvement des Jeunes Socialistes.

Militant internationaliste, Michel Rocard avait été de toutes les luttes pour les peuples libres : du côté des Algériens dans les années 1960 alors qu’il était président des Étudiants Socialistes, il avait permis de pacifier le conflit en Nouvelle Calédonie au début des années 1990 et avait pris le partie d’une véritable décentralisation, respectueuse de l’histoire en Corse en l’an 2000.

L’histoire, en effet, était pour lui au coeur de la réflexion des socialistes. C’est pourquoi il rappelait, dans l’hebdomadaire Le Point, au Premier Ministre en place et à son Ministre de l’Économie que notre Parti et notre famille politique ont une histoire commune et que celle-ci doit être respectée pour continuer à la construire et la développer.

Militant de l’Europe, en ces heures difficiles pour l’Union, il avait été eurodéputée de notre région et par sa vision précise de ce qu’est le peuple d’Europe dans sa façons de construire un autre avenir pour sa jeunesse, rompait clairement avec nos eurodéputés actuels.

Militant de l’économie sociale et solidaire, inventeur du RMI, Michel Rocard était de cette gauche que malheureusement on ne fait plus. Nous regretterons sa vision, son histoire et son parcours.

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