Parler vrai n’est pas suffisant, encore faut-il avoir quelque chose à dire

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Nous apprenons avec émotion le décès de l’ancien Premier Ministre, Michel Rocard. Celui-ci avait été, au début des années 1990 l’architecte de l’autonomie du Mouvement des Jeunes Socialistes.

Militant internationaliste, Michel Rocard avait été de toutes les luttes pour les peuples libres : du côté des Algériens dans les années 1960 alors qu’il était président des Étudiants Socialistes, il avait permis de pacifier le conflit en Nouvelle Calédonie au début des années 1990 et avait pris le partie d’une véritable décentralisation, respectueuse de l’histoire en Corse en l’an 2000.

L’histoire, en effet, était pour lui au coeur de la réflexion des socialistes. C’est pourquoi il rappelait, dans l’hebdomadaire Le Point, au Premier Ministre en place et à son Ministre de l’Économie que notre Parti et notre famille politique ont une histoire commune et que celle-ci doit être respectée pour continuer à la construire et la développer.

Militant de l’Europe, en ces heures difficiles pour l’Union, il avait été eurodéputée de notre région et par sa vision précise de ce qu’est le peuple d’Europe dans sa façons de construire un autre avenir pour sa jeunesse, rompait clairement avec nos eurodéputés actuels.

Militant de l’économie sociale et solidaire, inventeur du RMI, Michel Rocard était de cette gauche que malheureusement on ne fait plus. Nous regretterons sa vision, son histoire et son parcours.

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Blocage de Fos, 1 enjeux, 1 mot d’ordre : UNITÉ

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Depuis ce matin, la Confédération Générale du Travail bloque deux des trois raffineries du complexe pétrolier de l’étang de Berre, laissant se profiler une pénurie en essence d’ici quelques jours, et ce pour s’opposer à la loi travail, dite loi El Kohmri. En réponse, le secrétaire d’État aux transports a annoncé que l’État utiliserait les réserves d’essence dont il dispose pour casser la grève.

Le gouvernement ne comprend-t-il que le rapport de force ? Il y a un véritable problème de méthode dans cette réforme ou les organisations syndicales de salariés, n’ont même pas été consultées en amont. Le gouvernement compte-t-il aussi utiliser les réserves d’essence dont nous disposons pour permettre aux services publics de continuer à fonctionner ? Si demain les pompiers n’ont plus d’essence, ce sera la faute du gouvernement pour qui tous les moyens sont bons pour casser la grève.

La position de notre fédération est très claire : nous nous plaçons du côté de notre camp social, celui des travailleurs et soutenons la CGT dans son rapport de force contre le gouvernement.

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