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mai 10
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Le 17 mai a lieu la journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie. Cette journée est importante pour mettre en lumière tous les actes homophobes et transphobes qui ont lieu en France et dans le monde, mais elle n’est pas suffisante. C’est au quotidien que l’homophobie doit être combattue. Aujourd’hui, pas plus qu’hier, de telles discriminations ne sont tolérables. Il existe encore 88 états dans le monde où l’homosexualité est condamnée (condamnation pouvant aller jusqu’à la peine de mort dans 9 états). Contrairement à de nombreux pays européens, la situation des personnes LGBT en France ne va pas en s’améliorant. Le gouvernement ne semble pas s’inquiéter de la recrudescence des actes homophobes en France.
Le constat est pourtant terrifiant:
- 4 agressions homophobes ont lieu chaque semaine en France
- les jeunes homosexuels ont 4 à 7 fois plus de risque de faire des tentatives de suicide
- 4 homosexuels sur 10 sont victimes d’homophobie sur leur lieu de travail
- des adolescents homosexuels sont mis à la porte de chez eux par leurs parents du seul fait de leur orientation sexuelle
En interdisant la projection du court-métrage « Le baiser de la lune » dans les écoles, le gouvernement a montré que la lutte contre l’homophobie n’était pas une priorité pour lui. Ce film où il était simplement question d’une histoire d’amour entre deux poissons du même sexe, avait pour but de faire changer le regard sur les couples de même sexe et de lutter contre l’homophobie dès le plus jeune âge. Le fait de l’interdire est significatif des idées de la droite de Nicolas Sarkozy sur les questions LGBT. En refusant d’autoriser le mariage et l’adoption aux couples de même sexe, le gouvernement perpétue une situation discriminatoire qui n’a que trop duré aujourd’hui. De plus, les récents propos du Cardinal Bertone évoquant un lien entre homosexualité et pédophilie sont d’une ignominie sans nom. En effet, les violences et les discriminations qui atteignent les homosexuels naissent de l’ignorance et des amalgames.
Dans un tel contexte, les Jeunes Socialistes des Bouches-du-Rhône tiennent à rappeler leurs engagements pour lutter contre l’homophobie, et pour obtenir l’égalité réelle des droits :
- ouvrir le mariage aux couples de même sexe
- reconnaître l’homoparentalité et ouvrir l’adoption aux couples de même sexe
- renforcer les remparts juridiques contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, en valorisant et en s’appuyant sur le travail et l’expérience des associations
- la lutte pour l’égalité et la tolérance doit devenir un véritable enjeu pédagogique : Ce travail de pédagogie, d’information et de sensibilisation ne doit pas se limiter au cadre scolaire. Mais elle doit également atteindre les lieux de travail et les administrations, ainsi que de nombreux territoires trop longtemps délaissés : l’outre-mer, les banlieues et les zones rurales
- les persécutions des homosexuels commises par les Etats étrangers doivent être fermement dénoncées et combattues.
Pour défendre ces idées, les Jeunes Socialistes des Bouches-du-Rhône participeront aux différents évènements organisés lors de la Journée Mondiale de Lutte contre l’Homophobie et la Transphobie, et vous invitent à faire de même :
- Samedi 15 mai à 14h, Place Charles De Gaulle (Bas de la Canebière), MARSEILLE
- Lundi 17 mai à 18h, Kiosque à Musique (125, La Canebière), MARSEILLE
Nous tenons à rendre hommage au grand homme politique, que fut Gaston Defferre, au service de notre cause socialiste. Alors qu’aujourd’hui la décentralisation se voit mise-à-mal, il est d’autant plus nécessaire de saluer la mémoire de son fondateur.
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